Etudes réalisées par Lucie VERHAEGHE :
"L'utilisation du cinéma comme processus de création, pour restructurer le psychisme des sujets atteints de symptômes psychosomatiques" :
Le cinéma s’avère être un médium très riche, mais encore trop peu utilisé aujourd’hui.
De même, les recherches à son sujet sont très restreintes.
Pourtant le cinéma s’avère être aussi accessible que la peinture, la danse ou la musique, car aujourd’hui encore il est
considéré comme un art populaire.
Mais dans une société qui prône l’individualisme, les situations où l’on se retrouve en groupe sont de moins nombreuses et sont en quelques sortes « stigmatisées ».
Les ateliers thérapeutiques basés sur le cinéma, comme toutes médiations en groupes thérapeutiques, vont pouvoir démontrer les bienfaits d’être en groupe…
De plus, chez les personnes atteintes de troubles psychosomatiques, il va falloir travailler sur le défaut de leur Préconscient, qui est la « plaque tournant de l’économie psychosomatique » (P. Marty).
En effet, le Préconscient appartient au système des traces mnésiques et est fait de « représentations de mots » (c’est-à-dire le contenu d’une pensée).
Le fait de voir ses affects représentés à l’écran via le cinéma, devraient permettre aux sujets psychosomatiques une mise à distance et va leur proposer des techniques de gestion de ceux-ci, leur permettant de se les approprier et de créer leurs propres stratégies de défense, autres que par la voie du corps.
Etude reprise dans l'ouvrage "Le cinéma, médium thérapeutique pour les sujets psychosomatiques" (en vente ici ou directement via la page Liens).
"Douleur corporelle et vieillissement" :
La douleur peut être définie comme pseudo-pulsion avec différents rôles, selon l’organisation psychique du sujet. La douleur créerait entre autres, un réinvestissement narcissique et une nouvelle Image du corps, qui auraient des incidences sur le Moi brisé par la vieillesse et les traumas de l’entrée en institution de long séjour.
Face à l’angoisse de mort omniprésente dans ces institutions et aux nombreuses pertes objectales, la douleur permettrait un nouvel investissement libidinal et narcissique, plutôt du côté de la pulsion de vie, chez des sujets âgés et en institution gériatrique.